Un patrimoine à sauvegarder

L’église Saint André est sans aucun doute l’un des monuments de la commune le plus ancien. Même s’il a été en grande partie reconstruit suite au bombardement du 10 juillet 1944, cet édifice est intégralement lié au château. Les bases des bâtiments les plus anciens visibles encore à notre époque, datent du 12ème siècle.

UNE CLOCHE EMBLÉMATIQUE DU VILLAGE

De même que la cloche, au nom de baptême Charles-Anne, donné en mémoire de sa marraine Anne Charlotte Le Bas de Montargis, marquise d’Arpajon et de son parrain Charles, Jean, François, Hénault, seigneur de Moussy, datant de 1729, est un objet auquel il convient d’apporter une attention toute particulière. A cette époque, elle était accompagnée de ses deux sœurs, aujourd’hui disparues comme en témoigne une correspondance rédigée par le maire Jean-Baptiste SANSIER et adressé le 18 juillet 1886 à Monsieur le Président du Conseil D’État :

Au temps du Président Hérault, d’illustre mémoire et dont le nom est gravé en qualité de parrain sur l’unique cloche, qui de trois, reste à notre église, possédait le domaine de Moussy, nous avions une école…

 

Celle-ci ne sonne plus l’angélus depuis décembre 2017, date à laquelle a été constaté une menace de décrochement de son emplacement. Heureusement, elle est réparable et une demande de subvention a été faite dans ce sens. Celle-ci a été accordée depuis par le PNR et le Conseil Départemental. Le devis de la réparation a été validé le 14 juin dernier. La restauration va permettre de maintenir ce lien sonore des générations passées vers celles de demain.  Ainsi le village retrouvera l’image traditionnelle des sonneries marquantes des événements, baptêmes, mariages et enterrements. La restauration va donc permettre à nouveau une reprise de service, notamment pour sonner l’angélus matin, midi et soir, retrouvant alors son écho aux villages environnants.

La cloche de l'église "Charles-Anne"

DES ABORDS AMENAGES

Enfin ! Le cimetière autrefois attenant à l’église va faire l’objet d’un aménagement.  L’espace, ceint de murs, est gravillonné. Depuis l’arrêt des produits phytosanitaires, l’entretien de la surface minérale est fastidieux. Ailleurs, plusieurs sépultures s’effondrent. Une procédure de constatation d’abandon de ces tombes a été réalisée depuis quelques années. Celles qui doivent être retirées sont affichées à l’entrée de l’église. Depuis 1937, année de la mise en service du nouveau cimetière à quelques centaines de mètres du cœur du village, aucun mort n’a été enterré dans celui attenant à l’église.

Le conseil municipal a décidé de procéder à l’engazonnement du cimetière, tout en conservant un accès à l’église par son parvis dallé pour permettre les usages habituels des cérémonies. Outre l’entrée principale de 2 mètres de large, une rampe de 1,2 mètre sera aussi créée pour permettre l’accès des personnes à mobilité réduite, accès déjà aménagé en partie depuis la rue jusqu’au portail d’entrée du cimetière.  Au niveau de celui-ci, un seuil horizontal est nécessaire pour l’ouverture des portes, et sera réalisé en béton lavé de teinte identique au sable et assurera sa stabilité en pied de pente.

Concernant la surface plane devant l’église, créée pour accueillir les rassemblements, l’entreprise va aménager des pentes suffisantes vers les zones engazonnées pour l’évacuation des eaux pluviales et éviter la création de flaques. Les sépultures effondrées ne présentant pas un intérêt patrimonial remarquable (simple dalle de béton) seront évacuées. Les dalles, stèles et croix en pierre ou métal seront conservées en place ou stockées. L’ensemble de la végétation existante est conservé, hormis un buis très attaqué par la pyrale et qui semble mort. L’Heptacodiaum miconioides, arbre dit de la « liberté », appelé également « la fleur aux 7 fils », dont la floraison a lieu à l’automne, sera déplacé pour permettre l’implantation de la rampe.  Planté à l’occasion des commémorations du centenaire de la 1ère guerre mondiale en 2014, ses fleurs, symboles de vie, semblent souffler sur la flamme du souvenir… Les travaux pour la réalisation de la rampe empiètent sur un gros massif de bergenia à proximité de l’église : les plantes seront déterrées, stockées, puis replantées en pied de mur ou sur une sépulture sans dalle.

Projet d'aménagement des abords de l'église

Ces travaux devraient permettre au lieu de retrouver le caractère respectueux de mémoire et aussi, devenir un espace paisible où l’authenticité reprendra tous ses droits.

Il en va ainsi pour le cimetière se trouvant en direction de Commeny. L’aménagement est indispensable. Il devra être réalisé dans les prochaines années.

Financement

Réparation de la cloche

Le devis signé le 14 juin s’élève à 9 207,00 € TTC.

Une subvention du Parc naturel Régional du Vexin français (PNR) d’un montant de 3 836,25 € a été octroyée à la commune représentant ainsi 50% du montant de la facture HT.

Une autre vient compléter celle du PNR à hauteur de 20 % de la somme totale HT soit 1 534,50 €.

Aménagement des abords de l’église et du « vieux » cimetière

Ces travaux estimés à 19 830,00 € TTC seront pris en charge exceptionnellement à hauteur de 90 %. En effet, si le PNR prend à sa charge 50 %, du montant total des travaux soit 9 915,00 €, la préfecture par l’intermédiaire de la DETR (Dotation d’Équipement des Territoires Ruraux) va octroyer une subvention à hauteur de 40 % (7 932,00 €) au titre dérogatoire car ces travaux concernent un espace inscrit aux monuments historiques.